Sortir du mythe de 'mettre sur le mors' 

article de Sabine Ullmann, physiothérapeute équin, traduit et augmenté par Anne Caumont

Si on demandait aux chevaux s'ils aiment l'idée d'avoir un mors dans la bouche, la réponse serait certainement 'Pas de mors, merci !'

Sur le principe, il n'y a pas de place pour un mors dans la bouche d'un cheval - peu importe le type de mors. Les chevaux ont une cavité orale relativement petite, donc la plupart des types de mors sont trop gros et mettent de la pression sur la langue et/ou sur le palais. Les mors plus étroits peuvent mettre plus de pression sur la langue qui est très sensible, et cela peut vite devenir douloureux.

La bouche du cheval

Il est possible de monter en douceur, avec précision et avec autant de soin que possible avec un mors, mais la réalité révèle un aspect assez différent : la bouche des chevaux est tenue fermée sur le mors par une muserolle, l'empêchant de se soustraire à une main lourde, par exemple en ouvrant la bouche. De tels scénarios d'horreur sont devenus tellement habituels que de nombreux cavaliers ne se posent même pas de question, acceptant cela comme quelque chose de normal. Nous voyons des chevaux avec la langue qui sort, grincer des dents, ou tenir le mors avec les dents ; secouer la tête ou s'appuyer sur le mors - en fait faire ce qu'ils peuvent pour éviter la douleur. Étonnamment, nous entendons et voyons des réactions incroyables à ces comportements, même de la part de cavaliers expérimentés. 'Il ne fait que ce qu'il veut ! Il faut lui montrer qui est le patron !' Là je voudrais demander à chaque personne qui est témoin de ce genre de chose de prendre l'initiative d'exprimer leur opinion, puisque le cheval reste muet, même quand il endure une souffrance considérable.

Les chevaux peuvent seulement réagir émotionnellement à la douleur, et les cavaliers interprètent souvent à tort leur réaction comme un comportement indésirable. Mais les chevaux ne peuvent pas faire la différence entre ce que nous considérons comme un bon et un mauvais comportement, donc ils ne peuvent pas se comporter mal de façon intentionnelle.

Heureusement, nous voyons aussi des exemples positifs : de plus en plus de cavaliers réalisent que s'occuper du bien-être de leurs chevaux est non seulement possible mais aussi beaucoup plus agréable à la fois pour le cheval et pour le cavalier. Les cavaliers qui ont décidé de se passer du mors et de donner la priorité au bien-être de leur cheval dans le travail et pour son équipement font le premier pas vers un avenir meilleur.
Cela demande un peu de courage. Les cavaliers qui suivent de nouveaux chemins, écoutent et mettent en œuvre de nouvelles idées, se trouvent confrontés aux critiques, le changement étant toujours source d'anxiété chez les gens qui ne veulent pas changer. Mais le courage de se lancer dans le changement sera récompensé par une relation de confiance entre le cavalier et le cheval. Et à terme, toutes nos petites étincelles créeront un grand feu et le changement se fera naturellement.

Syringa

L'équipe Barefoot reçoit régulièrement des questions sur la monte sans mors, vous trouverez ci-dessous des réponses détaillées, des solutions et des arguments pour répondre aux problèmes.

1 - Comment habituer mon cheval à être monté sans mors ?

Cela commence au sol.
La base nécessaire pour tous les types d'équitation et particulièrement pour monter sans mors est une communication positive, sans stress et une relation de confiance avec votre cheval. Une fois que votre cheval a appris à réagir à des commandes vocales et à votre langage corporel au sol, la transition vers les aides de main est juste un pas plus loin.

Voici un exemple : nous enseignons au cheval pendant une session à pied avec des renforcements positifs à réagir au mot STOP et à s'arrêter à côté du cavalier. Dès que le cheval réagit bien à cette demande, on se tient à côté du cheval et on prend doucement les rênes, pour combiner la commande STOP avec un léger recul des mains. On peut procéder de la même façon pour enseigner DROITE et GAUCHE. De cette façon on peut créer une atmosphère positive dès le début, et le cheval va vite apprendre à réagir aux aides de main.

Plus tard, on pourra plus ou moins remplacer ces aides : notre but est une main légère - idéalement conduisant le cheval 'juste avec un fil', avec l'aide de notre respiration, des changements d'appui du poids du corps et des aides de jambe. Le principe ici devrait toujours être 'less is more' (moins il y en a, mieux c'est). Si votre cheval ne comprend pas encore ce que vous lui demandez, revenez simplement à l'étape précédente et ne faites jamais la supposition que votre cheval refuse d'obéir !

2 - Jusqu'à maintenant, mon cheval a été monté avec un mors. Comment puis-je l'habituer au sans-mors en toute sécurité ?

Contour Wellington 2-en-1

Les filets qui peuvent être utilisés avec ou sans mors sont la solution idéale pour faire la transition avec son cheval (par exemple les modèles Barefoot 2-en-1).
Le plus souvent les chevaux vont réagir positivement au changement et il n'y aura besoin de rien de plus. Pour rendre la transition plus facile et plus sûre, nous vous suggérons de monter avec deux paires de rênes - une attachée sur le mors et l'autre sur la muserolle du filet 2-en-1. (Vous pouvez également superposer votre filet conventionnel et votre nouveau filet sans mors). De cette façon, vous pouvez toujours donner au cheval l'indication dont il a l'habitude par le mors, s'il ne comprend pas encore les demandes données de la nouvelle manière (sur la muserolle). Vous verrez que vous aurez de moins en moins  besoin des rênes du mors, et dès que vous vous sentirez à l'aise et en sécurité, vous pourrez les enlever.
Si vous avez du mal à monter avec deux paires de rênes, vous pouvez aussi attacher les rênes du mors à une corde d'encolure (pas trop courtes, et pas à la selle car si le cheval faisait un mouvement brusque de la tête, il pourrait se faire mal dans la bouche). De cette façon, vous aurez toujours les rênes de mors à portée de main si votre cheval est confus, mais dans vos mains vous aurez seulement les rênes de la muserolle.
Bien entendu il est possible de passer sans mors directement sans passer par une phase où on garde un mors. En général cela se passe très bien et le cheval accepte avec joie les nouvelles indications. Dans ce cas (et de toutes façons), nous vous recommandons particulièrement de démarrer dans un endroit clôt (carrière ou manège).

3 - La peur de se faire embarquer

Corde d'encolure Ambre

Nombreux sont les cavaliers qui redoutent de monter sans mors. Il y a une croyance très répandue que seul un mors peut arrêter un cheval en panique. Ce n'est pas vrai : on ne peut pas arrêter par la force un cheval qui a peur. Au contraire, causer au cheval une douleur, dans une situation stressante, par exemple en tirant violemment sur les rênes, va seulement alimenter et augmenter sa peur. Le mors va se plier vers le haut dans la bouche du cheval, appuyant fortement contre son palais et serrant sa langue, ce qui va seulement augmenter son instinct de fuite. Un cheval qui embarque a PEUR, donc évitez toute pression ! Restez calme, assis, et ne criez jamais ! Essayez de distraire le cheval dde la situation, par exemple en proposant un grand cercle.

CONFIANCE = SECURITE
Un cavalier avisé peut minimiser les réactions dangereuses autant que possible s'il parvient à gagner la confiance du cheval à terre. Ainsi il n'embarquera pas, même s'il voit des 'petits monstres verts'. Les chevaux sont des animaux de fuite : s'il arrive à votre cheval de faire un écart, ne réagissez pas par la panique, mais restez calme, parce que vous connaissez votre cheval et vous lui faites confiance, et qu'il n'y a aucune raison de se sentir perdu et de s'accrocher aux rênes par peur.

4 - Est-ce qu'un filet sans mors peut blesser mon cheval ?

D'une façon générale, les cavaliers devraient avoir conscience qu'un filet sans mors peut aussi avoir un impact fort sur le cheval et devrait être utilisé avec douceur. Il existe aussi des 'instruments', par exemple la serreta qui est souvent utilisée en Europe du Sud, qui sont utilisés pour rendre les chevaux coopératifs. Bien qu'ils fonctionnent sans mors, ils peut occasionner des grandes douleurs et des blessures profondes : chez Barefoot, nous nous opposons clairement à l'utilisation de ce genre d'instrument.

Les gens qui sont contre la monte sans mors donnent souvent l'argument que la pression sur le nez du cheval est autant cause de douleur que celle du mors dans la bouche. Nous vous invitons à garder à l'esprit que monter avec un mors exerce une pression à la fois directement sur la langue - un muscle avec de nombreuses terminaisons nerveuses -, et sur les barres, qui ne sont couvertes que par une muqueuse fine et sensible.

Au contraire, un filet sans mors agit sur une structure osseuse (le nez) qui est couverte de peau et de poils (et pas par l'intermédiaire d'une chaine de vélo ou d'une barre de métal !). Chaque amoureux des chevaux réalisera où la pression est la moins douloureuse, dans la bouche ou sur le nez. De plus, la pression sur la langue et les barres est produite par une pièce métallique, tandis que laa pression sur le nez qui est moins sensible à la base, est produite soit par une lanière en cuir, soit par de la cordelette.

5 - Quels sont les différentes sortes de filet sans mors et comment fonctionnent-ils ?

Il existe une large variété de filets sans mors avec différentes fonctions.

La plupart fonctionnent par pression sur le nez du cheval, c'est à dire que le cavalier contrôle le cheval en appliquant une tension sur les rênes, qui transmettent la pression sur le nez (rêne d'ouverture : le cavalier guide le nez du cheval avec la main du côté de la direction souhaitée, et le cheval suit son nez).
Cette catégorie inclut :
- les side-pull (chez Barefoot, les modèles Syringa en version side-pull, Ambre, Acorn...)
- les hackamores (chez Barefoot, les modèles BBB et Fleur, utilisables en rêne d'ouverture car ils ont des branchez courtes)
- les bosal
- les licols de travail avec des anneaux sur les côtés pour y attacher les rênes, ou directement combinés avec des rênes (chez Barefoot, les modèles Sénéca, BeGentle, Juniper...)
- les filets 2-en-1 qui peuvent être utilisés avec ou sans mors (chez Barefoot les modèles Contour Physio, COntour Wellington...).

Certains filets sans mors sont plus prévus pour agir en indiquant au cheval la direction par poussée. Ils sont basés sur la transmission par les rênes d'un signal sur l'encolure (rêne d'appui) ou sur la tête :
- les hackamores, qui sont prévus à la base pour une utilisation en rêne d'appui (chez Barefoot, les modèles BBB et Fleur)
- les mecate - une mecate typique est faite en crin tressé, qui pique l'encolure et apprend au cheval à s'écarter de la rêne en tournant
- les 'bitless' avec sous-gorge croisée, qui agissent sur la tête du cheval (chez Barefoot, les modèles Walnut et Contour Jewel, Syringa en version bitless...)

Emplacement correct de la muserolle

De nombreux filets offrent une combinaison des deux.
Les hackamores conventionnels à longues branches utilisent en plus un effet de levier, ce qui augmente la pression de façon exponentielle (comme un Pelham ou un mors de bride). Les mors ou les hackamores à branches/levier devraient pour cette raison être réservés à des cavaliers qui ont une main très légère et expérimentée et peuvent donner des indications précises et délicates à un cheval déjà très bien éduqué. Ils ne devraient jamais servir à contenir un cheval mal éduqué.

6 - Comment régler un filet sans mors ?

Il est important de s'assurer que la muserolle n'est pas placée trop bas sur le nez du cheval. L'os nasal des chevaux se finit en pointe vers le bas, l'os se prolongeant par un cartilage (un peu souple). On peut facilement le sentir avec ses doigts. La muserolle doit être placée sur la partie haute de l'os nasal, là où il est relié à la mâchoire supérieure, et non plus bas au-niveau de la pointe (et encore moins plus bas sur la partie souple, où elle pourrait étouffer le cheval).

7 - Approbation de la Fédération Equestre pour les compétitions

L'article original concerne la fédération allemande. Pour les fédérations française, belge, suisse, nous manquons d'éléments. Il semble qu'en France on puisse monter en CSO avec le filet qu'on souhaite, avec ou sans mors, au moins jusqu'à un certain niveau. Il n'est pas exclu qu'une dispense basée sur un certificat vétérinaire puisse être prise en compte.
Depuis Avril 2014, monter sans mors est officiellement autorisé en compétition aux Pays-Bas (source KNHS). Nous espérons que les autres pays suivront rapidement !

8 - Peut-on avoir un cheval rassemblé avec un filet sans mors ?

La question se pose souvent de savoir si un cheval peut être rassemblé avec un filet sans mors. La définition de 'être sur le mors' est : 'une connexion constante, douce et souple entre les mains du cavalier et la bouche du cheval'.

Malheureusement, cette définition est souvent mal comprise comme signifiant un contact constant avec la bouche du cheval - au sens d'une pression constante.

'Être sur le mors' signifiait au départ un contact réalisable à tout instant, mais très léger, presque imperceptible.

C'est peut-être la raison pour laquelle on voit rarement un cavalier avec un tel contact léger et souple avec la bouche du cheval. Souvent les gens essaient d'obtenir ce qu'ils pensent être la position idéale de l'encolure du cheval en tirant sur les rênes de façon continue ou en effectuant des tractions alternées et répétées entre le côté droit et le côté gauche. Ceci signifie utiliser la pression, ce qui abîme le cheval physiquement et psychologiquement. Ce que nous voulons en réalité est une posture idéale pour chaque cheval pris individuellement, se portant librement en avant et montant son dos pour porter le poids du cavalier.

Du point de vue du bien-être du cheval, être rassemblé ou être 'sur le mors' signifierait se tenir dans une position anatomiquement idéale pour l'individu cheval, avec une incurvation de l'encolure vers le bas, permettant au cheval de monter son dos et de porte le poids du cavalier. Pour qu'un cheval puisse monter son dos, il doit d'abord être monté dans une position libre (non rassemblée), et avec la tête basse. La position de tête idéale est obtenue en guidant son cheval en douceur vers la position désirée ; avec des demandes douces et répétées, en donnant les indications très fines par les rênes - pas en appliquant une pression/traction constante, mais en cédant au mouvement du cheval. Il est également possible d'enseigner au cheval la position désirée en utilisant seulement la voix, si vous avez préalablement éduqué le cheval dans ce sens au sol. Il va apprendre par des renforcements positifs et sans être mis sous pression, à se déplacer correctement sous le cavalier.

Donc si on définit 'rassemblé' par le fait que le cheval adopte ce port équilibré et anatomiquement correct où une connexion est toujours possible par les rênes, la réponse est oui, on peut monter sans mors et avoir quand même un cheval rassemblé.

Si 'être sur le mors' est mal compris comme mettre un cheval souvent ou en permanence sous pression, il en résulte une tension constante, pas seulement dans la bouche et sur le nez du cheval, mais aussi dans les muscles de l'encolure, une situation que nous souhaitons toujours éviter, que ce soit avec ou sans mors.

Contrairement à ce qu'on entend souvent, les chevaux n'aiment pas sentir une pression ; ils n'ont pas 'besoin' de pression, ni dans leur bouche, ni sur leur nez. Le contact avec la tête du cheval (que ce soit par la bouche ou le nez) devrait être agréable du point de vue du cheval, et seulement à raison de ce qui est nécessaire pour donner une indication fine.

Ajoutons que l'application constante de pression sur la tête du cheval aboutit à l'effet inverse de l'effet recherché : on désensibilise la tête du cheval, alors qu'une équitation fine et légère devrait la rendre encore plus sensible, puisqu'on souhaite que le cheval prenne en compte des indications fines.

9 - D'où vient notre système actuel d'éducation du cheval ?

Ces lignes ont été écrites au sujet de la fédération allemande, mais la situation de l'équitation en France, en Belgique ou en Suisse n'est sans doute pas être très différente au moins dans l'esprit, l'équitation sportive fédérale actuelle dérivant directement de l'équitation militaire, et non de l'équitation de légèreté dite 'à la française'.

Les directives de la fédération d'équitation allemande (FN), qui sont toujours en usage aujourd'hui pour l'entrainement de la plupart des chevaux et cavaliers, sont largement basées sur le règlement militaire et contiennent des méthodes d'entrainement et des objectifs développés pour des objectifs militaires. Ce règlement militaire repose sur une série de travaux  sur l'enseignement de l'équitation, rassemblés en 1882 et révisés en 1912, 1916 et encore en 1937. Depuis, ils n'ont pas été révisés, et ils décrivent les méthodes d'entrainement pour les chevaux et cavaliers déployés dans les unités de cavalerie ; ces méthodes étaient bien sûr acceptables durant la première et la seconde guerres mondiales, quand les chevaux étaient considérés comme du 'matériel' militaire et non comme les animaux domestiques bienaimés qu'ils sont aujourd'hui. Donc l'entrainement était fonctionnel ; mors et éperons étaient utilisés pour assurer une soumission maximale, et la selle devait être confortable pour le cavalier, puisque les soldats devaient supporter de longues heures en selle.
Après la deuxième guerre mondiale, la plupart de ces règlements ont été adoptés mot pour mot dans les directives d'entrainement de la fédération allemande d'équitation. C'est pourquoi nous trouvons encore autant d'expressions militaires dans l'entrainement actuel.

En comparant ces aspects historiques avec nos idées modernes, nous voyons qu'il y a eu de grands changements ! Il y a des années, les chevaux étaient du matériel militaire ; maintenant ils sont nos partenaires de loisir. L'équitation est un hobby, quelque chose qu'on pratique pour se détendre et se faire plaisir - être avec nos chevaux nous permet d'oublier la vie de tous les jours et ses problèmes, comme peuvent en témoigner de nombreux thérapeutes pratiquant avec les chevaux pour les enfants ou les personnes en situation de handicap physique ou en difficulté psychique.

Donc il y a eu beaucoup de changement, sauf dans un domaine qui est resté majoritairement stable : la nature de nos méthodes d'entrainement. Et ceci induit un questionnement grandissant chez les cavaliers, qui ont commencé à remettre en question les méthodes traditionnelles, puisque de nos jours l'objectif est d'éduquer son cheval pour qu'il soit un partenaire de loisir sûr, et non pour produire un 'matériel militaire'.

Les méthodes anciennes sont toujours efficaces, néanmoins ne serait-il pas grand temps de les repenser ? L'éducation des chiens a depuis longtemps été repensée et dans bien d'autres domaines du bien-être animal, nous n'acceptons plus d'utiliser la dominance et la violence (note de la traductrice : en France, l'éducation des chiens n'a pas progressé plus vite que celle des chevaux).

Nous réalisons maintenant qu'il y a d'autres choix : il est possible d'obtenir les mêmes résultats sans être cruel envers les animaux. En construisant un vrai partenariat avec notre cheval, nous avons à remettre en question toute méthode qui cause douleur ou contrainte, comme c'est le cas avec un mors. Les comportementalistes nous ont montré qu'il existe d'autres chemins ; c'est maintenant à nous d'avoir le courage de les suivre.

Important

Certaines compagnies d'assurance refusent de couvrir les situations où le cheval était monté sans mors - au moins en extérieur ou en carrière. Nous vous conseillons de vérifier auprès de votre compagnie d'assurance que vous êtes bien couvert en cas d'accident survenant alors que vous montez sans mors, et d'obtenir une réponse écrite.

L'auteur

Sabine Ullmann, née en 1968, compte plus de 30 ans d'expérience avec les chevaux. Avec cette expérience et ses études de physiothérapeute équin, elle a décidé en 2002 de se spécialiser dans le matériel d'équitation.
Sa société - Barefoot : for riders xho care - propose une large gamme de selles, filets et autres articles pensés, essayés et testés pour le bien-être des chevaux, pour rendre le quotidien le plus agréable possible pour les cavaliers, les enseignants et bien sûr les chevaux. C'est pourquoi nous ne proposons à dessein pas d'éperons, de martingales, d'enrênements ou autres articles qui causent des douleurs ou des contraintes au cheval d'une façon ou d'une autre.
Les selles Barefoot résultent d'années de recherches et développement. Sabine peut dire fièrement que sa société propose un des systèmes de selle les plus respectueux du cheval, ce qui est attesté par des milliers de tests et de témoignages de clients satisfaits.
La mission de Sabine Ullmann a déclenché un mouvement grandissant de cavaliers reconsidérant leur manière de traiter leur partenaire cheval.
Elle est impliquée dans de nombreux projets pour le bien-être du cheval, et s'applique à partager largement ses connaissances et à enseigner aux enfants à traiter les chevaux avec respect et soin.